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La baisse du prix du pétrole favorise la reprise des marchés, mais les craintes liées à la Fed persistent

Les marchés oscillent entre le soulagement lié à la baisse des prix du pétrole et la crainte que la persistance de l'inflation n'incite la Réserve fédérale à maintenir une politique monétaire restrictive. Les actions américaines, les métaux précieux et les cryptomonnaies ont rebondi jeudi.

Syam KP

Lead Analyst

Sep 18, 2026
5 min de lecture
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Les marchés financiers sont tiraillés entre deux forces opposées : le soulagement lié à la baisse des cours du pétrole et la crainte que la persistance de l’inflation n’incite la Réserve fédérale à maintenir une politique monétaire restrictive. Les actions américaines, les métaux précieux et les cryptomonnaies ont rebondi jeudi, alors que les investisseurs continuaient d’assimiler la dernière hausse des taux de la Fed, tandis que la baisse des cours du pétrole a contribué à améliorer le sentiment de risque.

La baisse des prix de l’énergie peut soutenir les actions en réduisant les coûts des entreprises, en renforçant le pouvoir d’achat des ménages et en atténuant l’inflation globale. L’or pourrait également en bénéficier si les investisseurs anticipent une baisse des rendements réels, un affaiblissement du dollar ou une demande persistante de protection face à l’incertitude économique.

Mais la baisse des cours du pétrole ne signifie pas à elle seule que la lutte contre l’inflation est terminée. La croissance des salaires, les coûts du logement et l’inflation des services pourraient rester élevés, limitant ainsi la capacité de la Fed à assouplir sa politique monétaire. Cette tension explique en partie pourquoi les actifs risqués peuvent progresser alors même que les investisseurs continuent d’intégrer dans leurs prix la possibilité d’un resserrement monétaire prolongé — ou supplémentaire.

Pourquoi la baisse des cours du pétrole profite aux actions

La baisse des cours du pétrole stimule les valorisations en réduisant les anticipations d’inflation. Si les investisseurs estiment que la baisse des coûts énergétiques permettra à la Fed d’adopter une politique moins restrictive, les rendements obligataires pourraient baisser. Cela réduit le taux utilisé pour actualiser les bénéfices futurs des entreprises, ce qui profite souvent aux valeurs technologiques et autres titres axés sur la croissance.

L’effet n’est toutefois pas uniformément positif. Les producteurs d’énergie pourraient voir leurs revenus diminuer, et la réaction globale du marché dépendra des facteurs à l’origine de la baisse des cours du pétrole.

Pourquoi l’or peut progresser en même temps que les actions

L’or ne réagit pas uniquement à la peur. Son cours est également influencé par les taux d’intérêt réels, le dollar, la demande des banques centrales et les anticipations en matière de politique monétaire.

Comme l’or ne rapporte aucun intérêt, il tend à devenir plus attractif lorsque les rendements obligataires corrigés de l’inflation baissent. Si la chute des cours du pétrole amène les investisseurs à anticiper une baisse des taux, l’or peut progresser parallèlement aux actions.

Pourquoi la Fed pourrait maintenir une politique restrictive

La Réserve fédérale doit déterminer si la baisse de l’inflation reflète un rééquilibrage économique durable ou simplement un allègement temporaire des pressions énergétiques.

Si l’embauche reste forte, si les salaires continuent d’augmenter et si les consommateurs maintiennent leurs dépenses, les responsables pourraient conclure que la demande est encore trop résiliente pour que l’inflation revienne durablement à son objectif. La vigueur des marchés financiers peut renforcer cette préoccupation en augmentant le patrimoine des ménages, en réduisant les coûts de financement et en renforçant la confiance.

Les perspectives pour les investisseurs

Le scénario le plus favorable serait un « atterrissage en douceur » dans lequel l’inflation continuerait de baisser, la croissance ralentirait sans s’effondrer et la Fed finirait par réduire ses taux de manière ordonnée. La baisse des cours du pétrole peut favoriser ce scénario en atténuant l’inflation sans nécessiter une contraction brutale de la demande.

Mais la trajectoire reste incertaine. Les investisseurs devraient surveiller si la désinflation s’étend au-delà du secteur de l’énergie pour toucher les salaires, les loyers et les services. Les données sur le marché du travail, les rendements des bons du Trésor, les conditions financières et les prévisions des entreprises permettront de déterminer si l’économie s’oriente vers un atterrissage en douceur ou vers un ralentissement plus marqué.

Conclusion

La baisse des prix du pétrole est globalement favorable aux marchés. Ils atténuent l’inflation globale, renforcent la situation financière des consommateurs et réduisent les coûts pour de nombreuses entreprises. Ils peuvent faire progresser les actions tout en soutenant l’or grâce aux anticipations de baisse des taux réels et d’un dollar plus faible.

La baisse des prix de l’énergie ne résout toutefois pas le défi plus large auquel est confrontée la Fed. La croissance persistante des salaires, l’inflation élevée dans le secteur des services et la résilience de la demande pourraient maintenir une politique monétaire restrictive, même en cas de reprise des marchés.

La question centrale est de savoir si l’inflation peut continuer à baisser dans l’ensemble de l’économie sans déclencher un ralentissement sévère — et si la Fed peut ajuster sa politique sans raviver les pressions sur les prix.

Avertissement ! Ce document ne constitue pas un conseil en investissement. Les performances passées ne garantissent pas les rendements futurs. Investir dans des devises étrangères peut affecter vos rendements en raison de leurs fluctuations. Toute opération sur des titres peut entraîner aussi bien des profits que des pertes. Les hypothèses et prévisions énoncées dans ce document ne sont que des estimations qui peuvent s’avérer inexactes et sont susceptibles d’évoluer en fonction de la conjoncture économique. Ces déclarations ne garantissent pas les rendements futurs.

Syam KP

Meet Syam KP, a financial markets professional with more than fourteen years of experience in forex, CFDs and capital markets. Since 2012, he has worked with several brokerage firms as a trader and market strategist, developing a practical understanding of how markets move. He also holds a qualification from CISI in the United Kingdom.


At FX Junction, Syam turns complex market information into clear and useful insights. His work combines technical and fundamental analysis, portfolio management, risk management and timely commentary on global developments. Whether markets are calm or moving fast, Syam focuses on what matters most: understanding the bigger picture, spotting meaningful opportunities and keeping risk firmly in view.