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Les marchés se préparent à un triple test ce jeudi : la BCE, l'IPP américain et les résultats des entreprises technologiques

Le calendrier économique de ce jeudi est marqué par deux événements majeurs : la décision de la BCE sur les taux d'intérêt et la publication des derniers chiffres de l'IPP américain. Le calendrier macroéconomique n'est toutefois pas la seule source potentielle de volatilité : deux grands éditeurs de logiciels, Oracle et Adobe, doivent publier leurs résultats après la clôture des marchés américains.

Sep 10, 2026
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Ce jeudi s'annonce comme l'une des séances de marché les plus décisives de la semaine, avec une hausse des taux attendue de la Banque centrale européenne, la publication de nouveaux chiffres sur l'inflation des prix à la production aux États-Unis et les résultats très attendus d'Oracle et d'Adobe, qui se disputeront tous l'attention des investisseurs.

La BCE pourrait donner le premier signal majeur de la journée susceptible d'influencer les marchés, mais la décision en elle-même ne devrait pas constituer une véritable surprise.

Le message de la BCE importe plus que la hausse

La BCE devrait, selon les prévisions générales, relever son taux de dépôt de 25 points de base, le faisant passer de 2,25 % à 2,50 %, après que l’inflation de la zone euro s’est accélérée pour atteindre 3,3 % en août. Il s’agit du niveau le plus élevé enregistré depuis près de trois ans, qui reste bien au-dessus de l’objectif de 2 % fixé par la banque centrale.

Cette hausse étant déjà largement anticipée par les marchés, les investisseurs se concentreront sur les déclarations de la présidente de la BCE, Christine Lagarde, concernant le nouveau choc énergétique et les perspectives d’un nouveau resserrement monétaire. Une évaluation plus « hawkish » pourrait renforcer les anticipations de nouvelles hausses de taux et apporter un soutien à court terme à l’euro.

Pour la paire EUR/USD, toutefois, tout gain initial pourrait s’avérer difficile à maintenir. La paire est également confrontée à un risque événementiel important lié au calendrier de l’inflation américaine, en particulier la publication vendredi de l’indice des prix à la consommation. Si la BCE laisse entendre que de nouveaux resserrements restent fermement à l’ordre du jour, l’euro pourrait poursuivre sa hausse. Si les décideurs politiques mettent l’accent sur le ralentissement de la croissance ou sur le caractère temporaire du choc énergétique, la monnaie unique pourrait rencontrer des difficultés.

L’IPP américain constitue le premier test en matière d’inflation

L’attention se portera ensuite sur l’indice des prix à la production (IPP) américain du mois d’août. L’IPP est généralement éclipsé par l’inflation à la consommation, mais le rapport de jeudi intervient à un moment particulièrement sensible. Ces données seront donc considérées comme un premier indicateur permettant de déterminer si des pressions inflationnistes se reconstituent en amont de la chaîne de production.

Un résultat plus élevé que prévu pourrait faire remonter le dollar et les rendements des bons du Trésor, les opérateurs anticipant un risque accru de resserrement de la politique monétaire de la Réserve fédérale. Cela pourrait également peser sur les actions, en particulier les valeurs de croissance sensibles aux taux d’intérêt. Un rapport plus modéré pourrait apporter un soulagement temporaire, mais les investisseurs ne devraient pas tirer de conclusions définitives avant la publication de l’IPC vendredi.

Oracle et Adobe sous le feu des projecteurs pour leurs dépenses en IA

Le calendrier macroéconomique n’est pas la seule source potentielle de volatilité. Oracle et Adobe doivent publier leurs résultats après la clôture des marchés américains, replaçant ainsi les dépenses en intelligence artificielle et dans le cloud au cœur des préoccupations des entreprises.

Oracle est sous les feux de la rampe après avoir annoncé une hausse de 93 % en glissement annuel de son chiffre d’affaires lié à l’infrastructure cloud au trimestre précédent. Les investisseurs chercheront des signes indiquant que la forte demande en capacité de calcul pour l’IA peut se maintenir. Adobe doit relever un autre défi en matière d’IA. L’entreprise doit démontrer que l’IA générative renforce son écosystème de produits et crée des opportunités de chiffre d’affaires significatives, plutôt que de simplement exposer son activité principale de logiciels créatifs à une nouvelle concurrence.

Avertissement ! Ce document ne constitue pas un conseil en investissement. Les performances passées ne garantissent pas les rendements futurs. Investir dans des devises étrangères peut affecter vos rendements en raison de leurs fluctuations. Toute transaction sur des titres peut entraîner aussi bien des gains que des pertes. Les hypothèses et prévisions énoncées dans ce document ne sont que des estimations qui peuvent s'avérer inexactes et sont susceptibles d'évoluer en fonction des conditions économiques actuelles. Ces déclarations ne garantissent pas de rendements futurs.